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04 décembre 2017

Portrait d'ECAM ! Une journée à Nazca...

 Harry Gagnière #ECAM2015


 

Retour sur une interview du journal ECAM Alumni N°149 de Juin 2016...

 

C’est début 2016 qu’ Harry Gagnière, ECAM 2015 fraîchement diplômé, a pris la direction du Pérou pour vivre une expérience humaine hors du commun.... Accompagné d’un ami de longue date, Baptiste, ces deux amoureux de l’Amérique du Sud avaient «la volonté commune de se rendre utiles et de partager les compétences qu’ils ont eu la chance d’acquérir avec ceux qui en ont le plus besoin».


10427 kilomètres plus tard, les voilà arrivés à Nazca, ville du Pérou, où l’Association Enfants des Andes a choisi de « poser ses valises, ses cahiers et ses crayons il y a de cela 10 ans». Cette ONG se propose d’accueillir dans ses centres des enfants en situation difficile afin de leur prodiguer une éducation bilingue et de qualité ; leur inculquer des valeurs d’espoir et de solidarité et leur offrir l’affection, la nourriture et parfois le logement dont ils peuvent manquer.

En tant que volontaires, Harry et Baptiste accompagnent donc les enfants dans leur vie quotidienne en leur enseignant les Langues, en leur apportant du soutien scolaire et en leur proposant des activités ludo-éducatives.
En plus de cette mission éducative, ils participent également au développement du centre.

Leur motivation? « Vivre cette expérience POUR les autres et PAR les autres» ; Pour Harry, c’est également « un voyage qui me renvoie à moi-même; Enseigner c’est aprendre sur soi & se remettre en cause !»

Et après le Pérou ? Harry aimerait entrer dans la grande famille des «entrepreneurs».
En attendant, il nous raconte une journée à Nazca* ...

 

 

(*): N'hésitez pas à aller consulter leur blog !

 

6h00, le soleil se lève sur Nazca et illumine le désert d’un rouge sang. La ville se réveille, les marchands de pain et de fruits klaxonnent à tout va dans le bidonville de Vista Alegre. Pas besoin de réveil ici, pas de «je reste au lit encore un peu», il faut se mettre en marche et se préparer pour aller en cour. Aller en cours ? Encore ? Oui, mais pour enseigner !


7h00, après un petit déjeuné sommaire, un coup d’eau sur le visage et je me rends dans la cours de l’école où attendent les enfants de l’école «Nuestra Señora de la Sallette».


8h00, levé de drapeau, main sur le cœur, nous chantons l’hymne nationale Péruvienne pour se donner du courage pour la semaine. Les cours commencent. Nous enseignons le français et l’anglais durement acquis en France aux enfants péruviens de 3 à 12 ans.
Il faut alors faire preuve d’une extrême patience (et je pèse mes mots), instaurer une discipline mais surtout une relation de confiance avec les élèves. Pas facile à certains âges. Ecouter, dessiner, répéter, écrire, jouer. Mieux vaut être bien préparés et armés pour nourrir ces boules d’énergie.
6 heures plus tard, sous une chaleur étouffante les lions sortent de l’arène pour se jeter dans les bras de leur mère (ou sur un cornet de glace).


14h00, épuisés, nous ne manquons pas de manger, riz tous les jours, accompagné souvent de pomme de terre ou légumes, pas ou très peu de viande et un bon jus frais, rafraichissant et sucré. Un repas bien lourd accompagné d’une trentaine de degrés, le duo parfait annonçant une longue sieste.


17h00, la température retombe, nous corrigeons les cahiers, les examens et préparons les cours du lendemain.


19h00, les cours du soir sont dispensés à des professionnels de tourisme de la région, ils apprennent alors l’anglais et le français. L’argent gagné permet de financer les fournitures scolaires des élèves les plus précaires. Ils peuvent aussi être parrainés par des adhérents de l’association.


21h00, repos bien mérité, reprise de souffle, arrêts de klaxons et splendide couché de soleil, nous profitons du calme et du ciel étoilé.
Vivre dans un bidonville péruvien c’est devenir le centre d’attention. Les enfants vous regardent comme des extraterrestres, veulent jouer au foot avec vous et veulent toucher votre peau et vos cheveux. C’est aussi avoir peu d’eau, non potable, peu d’électricité, pas de TV ni internet, pas de toit pour certains, au final presque rien. Une vie, simple, seine et reposante du lever au coucher du soleil…
On profite alors de l’instant présent et on apprend des autres en enseignant. Petit hommage et excuses à mes enseignants que j’ai pu décevoir, c’est en effet un métier loin d’être facile !

 

 

   

 

 

 Par Harry Gagnière et Extrait de leur blog

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